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Le Salon du Livre de Montréal

Feu le Grand Prix !

Obama! Obama!

La débâcle financière américaine

Le « désert spirituel » de notre monde

Le Cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga

Pourquoi ce silence de Dieu ?

Pagination manquante

 

 N. B. Si vous avez le goût de commenter l'un ou l'autre article de cette page, ne vous en privez surtout pas.
 

 

21 novembre 2008

Le Salon du Livre de Montréal

Je suis allé au Salon du Livre, Place Bonaventure, hier apràs-midi. Invité par la maison Novalis chez qui je viens de publier un livre (Avec le temps), j’ai déambulé dans les allées du grand hall d’exposition durant quelques heures. C’est à un véritable royaume du livre que nous sommes conviés : des livres pour la jeunesse, des livres d’art, des biographies, des romans, des réflexions, bref, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses également.

Parlant de bourse, il m’est apparu, en effet, que le livre ne souffre pas de la « déflation » que les médias ne cessent d’annoncer ces jours-ci! Il en est de même pour la nourriture : j’ai payé un sandwich au poulet fait de pain « naturel » 7,50$ et un café 2$ : on se serait cru dans un capitale européenne!

Le Salon a ses avantages : il réunit dans un même lieu les éditeurs les plus prestigieux mais aussi les moins connus et les plus humbles et il nous présente les toutes dernières nouveautés du monde de l’édition.

Mais il a, semble-t-il, ses inconvénients : durant la semaine de l’exposiition, les libraires sont à la saison des « vaches maigres ». Certains se plaignent également que le Salon est trop près du temps des Fêtes : il nuit aux ventes des détaillants.

Mais il est une occasion unique pour toutes sortes de gens : j’ai, pour ma part, pour reposer mes jambes, pu causer, sur un banc public, avec un couple de personnes aussi âgées que moi. Et c’était merveille de voir des jeunes couples bouquiner ici et là et de regarder des écoliers courir ici et là avec leurs jambes infatigables.

On ne dira jamais assez l’importance du livre. Et, si le Salon donne le goût de la lecture, à nos jeunes en particulier, bravo!

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20 novembre 2008

Feu le Grand Prix

Nous avons appris, il y a quelques jours, que le Grand Prix de Montréal était mort de sa belle mort, du moins pour 2009, les trois paliers de gouvernement, municipal, provincial, fédéral, n’ayant pas réussi à accepter les exigences monétaires exorbitantes de monsieur Ecclestone.
Ce n’est pas moi qui vais pleurer sur cet échec. Je ne suis vraiment pas amateur de ce sport de grand luxe qui pollue par le bruit et par les émanations de gaz carbonique. Je comprends qu’il générait de larges retombées économiques pour la métropole. Mais on peut penser que l’imagination créatrice de nos édiles sauront bien trouver des solutions de remplacement moins coûteuses et moins polluantes.

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5 novembre 2006

Obama! Obama!

Ce fut un grand jour, un jour historique, avant-hier aux États-Unis et même dans le monde. Pour la première fois dans toute son histoire, le peuple américain élisait un Président noir. Ce seul fait montre, d’une part, le charisme et l’excellence de cet homme brillant, orateur prestigieux, rassembleur, visionnaire, et, d’autre part, la maturité d’un peuple qui, après bien des péripéties historiques, comprend qu’avant d’être blanc, noir, jaune, catholique, protestant ou évangéliste, un américain est un américain.
Le nouveau Président, qui apparaît déjà comme un sauveur, pour ne pas dire un messie, surtout après les huit années désastreuses du Président Bush, aura bien des défis à relever : une dette de 400 milliards, deux guerres à gérer, une crise économique majeure américaine et mondiale à juguler, un système de santé à améliorer en profondeur, sans parler de la politique étrangère : Iran, Israël, Palestine, Pakistan, Corée du Nord, Irak et Afthanistan... Et puis, il y a Guantanamo, la peine de mort, les droits des gays, la question de l’avortement...
Mais il est jeune, enthousiaste, audacieux, intelligent. Il a de l’idéal et il débutera son mandat présidentiel dans une sorte d’« état de grâce » qui facilitera son oeuvre auprès des diverses instances du gouvernement et auprès du peuple également. Et même auprès de la communauté internationale, car, même si les États-Unis ont perdu de l’influence sur la scène internationale sous l’administration Bush, les États-Unis demeurent un leader important dans la marche du monde. Il saura sans doute s’entourer d’une équipe forte et fidèle qui l’aidera dans l’immense boulot qui sera le sien. Durant la campagne électorale, on l’a vu souvent se présenter devant les foules en chemise, sans cravate et les manches retroussées : n’est-ce pas là le symbole et le signal d’un homme qui n’a pas peur de travailler et qui pourra redonner à l’Amérique un sentiment vital d’appartenance et d’unité et au monde un source énergisante d’inspiration et, pourquoi pas?, un nouveau souffle à nos politiciens qui viennent de vivre une campagne électorale fédérale et qui s'apprêtent à nous en faire vivre une autre au Québec?

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26 septembre 2008

La débâcle financière américaine

Je ne m’y connais guère en économie. Mais il me semble que l’ouragan financier qui secoue les États-Unis et, par ricochet, une bonne partie du reste du monde, devrait faire réfléchir.
On ne peut pas vivre indéfiniment, impunément et continuellement, au-dessus de ses moyens. On ne peut pas vivre toujours à crédit surtout quand on n’a pas les moyens de se libérer de ce crédit. Et puis, on peut faire marcher l’économie uniquement à court terme : ce sont le moyen et le long termes qui doivent être considérés en ces matières. En matière financière comme en toute autre matière, il faut se méfier des trop grandes ambitions de même que des trop grandes imprudences, surtout quand, en bout de ligne, c’est le petit consommateur qui paie la note. Enfin, les rémunérations, bonis et primes de séparations des magnats des grandes institutions financières devraient être reconsidérés : c’est le bien des consommateurs qui devrait passer en premier, bien avant le gonflement des portefeuilles des dirigeants, même s’ils doivent être bien payés vu leurs grandes responsabilités.
Assistons-nous à une sorte de capitalisme sauvage qui s’imagine, à tort, que la consommation et la production complètement déréglées vont tout régler? Cela me fait penser à l’affirmation qui circulait, semble-t-il, au temps de Duplessis, à savoir que les eaux polluées jetées directement dans les cours d’eau se purifiaient d’elles-mêmes, les rivières et les fleuves ayant en eux-mêmes le pouvoir de tout nettoyer. Quelle naïveté!

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20 juillet 2008

Le « désert spirituel » de notre monde

À la soirée de prière des Journées mondiales de la jeunesse, le Pape a évoqué ce qu’il a appelé le « désert spirituel » de notre monde, axé sur le matérialisme, la course contre la montre, la superficialité, le paraître, l’avoir, le pouvoir, l'évasion dans le divertissement, etc. Il a fait appel aux jeunes pour qu’ils redonnent à notre monde un sens centré sur le partage, la paix, le dialogue, le service des plus petits et finalement l’amour.
Il fait bon d’entendre Benoît XVI et aussi Mandela rappeler les valeurs de partage et de paix et de souligner l’importance de la dimension spirituelle dans nos vies.

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8 juin 2008

Le Cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga

Depuis quelques jours et pour des jours à venir, je mets, sur la page d’accueil de mon site, des pensées du Cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga. Ce Cardinal est archevêque de Tegucigalpa, capitale du Honduras, l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine. Cet évêque, qui parle cinq langues, parcourt la planète pour parler en faveur des pauvres de toutes espèces et pour dénoncer le capitalisme sauvage qui règne sur une bonne partie de notre monde. Il était, paraît-il, au nombre des papables au dernier conclave qui a élu Benoît XVI.
Mais il ne fait pas que parler. Il agit également. Il travaille, dans son pays, notamment à l’alphabétisation des enfants et à la reconnaissance des droits de la femme et, plus largement, à la promotion de la justice sociale. Il n’a pas la langue ni les mains dans ses poches. Il s’est récemment entretenu avec un Français, Éric Valmir. Et la maison d’édition Robert Laffont a publié récement ces entretiens dans un livre intitulé De la difficulté d’évoquer Dieu dans un monde qui pense ne pas en avoir besoin. Ce livre fait réfléchir et mériterait d’être lu par bon nombre d’hommes d’Église et d’État... et par les autres aussi.

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30 mai 2008

Pourquoi ce silence de Dieu?


Depuis quelque temps, je reçois des courriels remplis de « pourquoi? » : pourquoi ces tremblements de terre, ces cyclones, ces famines, ces guerres, qui font tant de victimes? pourquoi un Dieu qu’on dit bon laisse-t-il faire cela? pourquoi Dieu n’intervient-il pas? pourquoi Dieu reste-t-il silencieux? Il n’est pas simple de répondre à ces questions...
Je viens de terminer la relecture d’un livre à la fois simple et profond, écrit par le P. Éloi Leclerc, qui s’est lui-même posé ces questions à la suite de son internement dans un camp de concentration nazi durant la dernière guerre mondiale. Son livre, Le royaume caché (DDB 1987) est toujours d’actualité. Je voudrais simplement reproduire ici quelques extraits de la réflexion assez longue qui sert d’épilogue à son ouvrage, espérant que ces quelques notes puissent être utiles :


« Nous vivons aujourd’hui dans un monde profondément marqué par l’incroyance... Cette incroyance ne se confond pas nécessairement avec l’indifférence ou le refus. Elle exprime plutôt un constat douloureux : celui du silence et de l’absence de Dieu. L’homme de ce temps ne doute pas de l’existence de Dieu en elle-même. Il doute que ce monde dans lequel il se trouve soit l’oeuvre de Dieu : un monde dur, violent, injuste, inhumain. Un monde tel qu’il est plus facile de croire au démon que de croire en Dieu. Un monde où tout crie l’absence de Dieu : les guerres, les camps de concentration, mais aussi l’expérience quotidienne de la faim, de l’injustice, de la maladie et de la mort. Jadis les peuples pieux plaçaient l’enfer dans l’au-delà. Aujourd’hui l’homme en fait l’expérience en ce monde... Expérience quotidienne, celle des grandes concentrations urbaines, sans âme, sans espérance, sans Dieu. Là aussi, jour après jour, l’homme souffre et meurt; seul, abandonné. Jusque dans nos hôpitaux ultramodernes, au milieu de tout l’appareil de la science...
Le choc de cette question m’a conduit à relire les évangiles. Ma conclusion est que le message de Jésus s’adresse en premier lieu aux hommes qui vivent une telle situation d’abandon et d’éloignement. À condition, bien sûr, que ce message soit présenté dans ce qu’il a de proprement nouveau : non seulement comme une Loi plus parfaite, mais avant tout comme la révélation ultime de Dieu au coeur même de tout ce qui crie son absence...

L’originalité du message évangélique est dans ce témoignage qui fait de la condition humaine la plus noire, la plus abandonnée, le lieu privilégié de la rencontre de Dieu et de l’homme... Voici qu’à ces hommes et à ces femmes il révèle et apporte une proximité divine totalement inattendue,non comme une réalité étrangère à leur vie, mais comme force de résurrection. Comment? En les rejoignant sur le chemin de leur déréliction. Jésus a poussé si loin la recherche de l’homme perdu qu’il s’est lui-même perdu (sur la croix), en voulant témoigner de l’amour de Dieu aux plus éloignés. Et il s’est enfoncé dans le silence de Dieu... La splendeur de l’Amour divin ne brille nulle part ailleurs comme dans la nuit de la croix, au moment où le silence de Dieu se fait le plus épais... Il faut savoir écouter ce silence où germe et grandit, comme l’aube au bout de la nuit, la question, la seule question : « Qui donc est Dieu pour nous aimer ainsi? »

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9 avril 2008
Paginations manquantes
Un oubli s’est glissé dans mon récent livre De l’eau pour ton puits. La pagination des tables biblique et liturgique est manquante de sorte qu’il est plus difficile de consulter les différentes méditations. J’ai complété la pagination de ces deux tables. Toute personne qui désirerait se procurer cette pagination n’a qu’à m’écrire à mon adresse de courriel et je me ferai un plaisir de lui envoyer ces tables en fichier Word attaché.

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