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Sherlock holmes

Millenium 2

Haut dans les airs

Invictus

Avatar

La donation

Le commando des bâtards

J'ai tué ma mère

N.B. Liste de tous les films recensés depuis 1998

 

 


12 janvier 2010

Sherlock Holmes

D’ordinaire je ne suis pas friand de ce genre de film. Mais, comme j’ai lu à peu près tous les livres de Conan Doyle décrivant son héros Sherlock Holmes, je voulais me remémorer ce personnage haut en couleur avec son ami le docteur Watson qui ont fait les délices de mon adolescence.

Cette fois-ci, notre détective s’en prend à Lord Blackwood, très ambitieux, adepte de magie noire et de pratiques sataniques. Il le capture et le fait condamner à la pendaison par la justice anglaise de cette époque victorienne. Mais, on ne sait trop comment, Lord Blackwood ressuscite et nourrit un plan diabolique : renverser le pouvoir de l’Angleterre pour établir une sorte de gouvernement mondial dont il serait évidemment le maître. Holmes s’attaque à nouveau à lui à travers des épisodes tous plus rocambolesques les uns que les autres pour finalement le traquer sur le Tower Bridge en construction. À travers ces aventures toutes plus palpitantes les unes que les autres, se glisse une idylle amoureuse entre Holmes et Irene Adler, criminelle américaine qui lui a tourné la tête et chaviré le coeur.

Guy Ritchie, qui a réalisé le film, nous plonge dans le climat sombre, presque nocturne, de la capitale britannique du dix-neuvième siècle. Robert Downey Jr (Holmes) et Jude Law (Watson) de même que Rachel McAdam (Adler) sont à la hauteur. Mais l’histoire est lourde et se perd en épisodes multiples où notre héros, toujours aussi perspicace, affronte divers dangers dont un colosse sanguinaire.

J’étais content de retrouver ce héros de mon adolescence mais je dois avouer qu’il ne correspond pas tout à fait à l’image que j’avais gardée de lui quand je lisais ses aventures sous la plume de Doyle.

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12 janvier 20010

Millenium 2 - La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

Un jeune journaliste pigiste, de concert avec sa compagne préparant une thèse sur la prostitution en Suède, est assassiné alors qu’il s’apprêtait à publier les résultats de leur enquête dans la revue Millenium. Le lendemain, on trouve le cadavre de Niels Bjurman, avocat, tué avec une arme portant les empreintes de Lisbeth Salander (Noomi Rapace). Cette Salander, extrêmement habile en piratage informatique intelligente et cruelle à l’occasion, est accusée par la police de l’assassinat de Bjurman. C’est alors que le journaliste de Millenium, Mikael Blomkvist, mène sa propre enquête sur cette histoire à la fois complexe et scabreuse. Il découvrira à la fin que le meurtre a été commis par une sorte de géant aussi insensible à la douleur que violent et brutal.

Pour ceux qui ont vu Millenium 1 ou lu les livres de Stieg Larsson, ils retrouveront dans Millenium 2 les personnages familiers de Blomkvist et de Salander. Le premier Millenium s’attaquait au passé nazi de la Suède, cette fois-ci c’est les abus de pouvoir, l’hypocrisie des services secrets, qui sont en cause avec comme toile de fond la prostitution.

Le film comporte des scènes très violentes difficiles à soutenir pour des esprits le moindrement sensibles. Il contient également quelques éléments invraisemblables comme la » résurrection » de Salander. Le scénario poursuit la même démarche que Millenium 1 quoique sur des thèmes différents.

À ne voir qu’une fois et encore si l’on n’est pas trop sensible à la violence, au sang, au meurtre, etc.

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5 janvier 2010

Haut dans les airs

Ryan Bingham (George Clooney) travaille depuis des années pour une firme chargée par diverses entreprises de licencier des membres de leur personnel. Il « passe sa vie en l’air » , comme le dit le Blues du businessman de Claude Dubois et de Luc Plamondon. Il accumule ainsi plus de dix miliions de milles. Il apprend malheureusement que son patron veut le clouer au sol au profit de Natalie (Anna Kendrick) qui prendra la relève en utilisant des méthodes plus modernes (webcam). Et c’est lui qui doit l’initier à ce métier ingrat et difficile. Mais Ryan aime ce métier qui lui donne une liberté très grande et lui offre aussi la possiblité d’aventures sentimentales occasionnelles. Au cours de ces escales dans diverses villes américaines, il découvre petit à petit le sens des autres notamment envers sa nièce pas très riche et qui veut se marier. Quant à Natalie, apparemment dure, elle apprendra peu à peu la compassion en écoutant les réactions des personnes qu’elle est appelée à congédier.

Le film a ses longueurs. Les dialogues, surtout au début, sont longs, trop longs, et l’action languit. On se surprend à trouver que l’histoire est un peu monotone et ennuyante. Mais il présente avec brio un tableau de la vie moderne, des journés de jet-set de certains hommes, et femmes, contemporains. Il nous fait surtout découvrir le coeur humain des gens, celui de Ryan apparemment froid et « professionnel », celui de Natalie, également dure et taillée sur mesure pour le job qu’elle apprend de Ryan, celui des gens qui apprennent qu’ils sont congédiés. Ces derniers nous font voir comme un emploi stable est un facteur important d’équilibre dans la vie, surtout quand on a une famille à faire vivre, une maison à payer, etc., et comme la perte de cet emploi constitue la plupart du temps un véritable drame dans la vie des personnes impliquées, quoique en dise le boniment fervorino que Ryan et Natalie leur servent en les licenciant. On voit, au passage, combien il est difficile pour certaines personnes de prendre une décision, comme de se marier, qui engage toute une vie.

Le jeu de Clooney et de Kendrick est magnifique. Et Jason Reitman, le réalisateur et scénariste, a réussi ce tour de force de nous montrer à la fois la vie trépidante de bien des gens engagés dans le tourbillon de la mondialisation et de la crise économique et le fond du coeur humain.

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24 décembre 2009

Invictus

Un film signé Clint Eastwood ne laisse personne indifférent. Si, en plus, il est joué par des acteurs de la trempe de Morgan Freeman et de Matt Damon, alors on est sûr de la qualité de la production. C’est ce qui arrive avec l’histoire de cette équipe de rugby d’Afrique du Sud et de son Président, Nelson Mandela, histoire tirée du livre de John Carlin.

Nous sommes en 1995, en Afrique du Sud. Le championnat de la Coupe du Monde de rugby va se jouer au Cap et l’équipe nationale des Springboks, réputée pour sa médiocrité, devra affronter des formations beaucoup plus fortes qu’elles. C’est alors qu’entrent en scène le Président Nelson Mandela (Freeman) et le capitaine des SpringBoks, François Pienaar (Damon). Mandela a compris qu’une équipe gagnante dans un concours aussi prestigieux serait non seulement tout un honneur pour son pays mais surtout un facteur d’unité formidable pour sa nation qui, on le sait, était divisée entre les Afrikaners blancs et les Noirs. Les deux vont tout mettre en œuvre pour que l’équipe gagne ce championnat, même s’ils doivent affronter les redoutables invincibles de la Nouvelle-Zélande.

Le film est beau. Il donne lieu à des scènes sportives remarquables même si on ne connaît pas beaucoup les règles du rugby. Il contient également des scènes touchantes, voire émouvantes : quand on sait le parcours exceptionnel, difficile et courageux de Mandela, on a amplement de matière à admiration. Le capitaine des Sprignboks est, lui aussi, digne de mention : son courage, son talent de motivateur, aidera grandement son équipe à triompher de bien des obstacles.

Mais c’est surtout la grandeur de la figure de Mandela qui éclate dans ce film. Cet homme qui a passé environ trente ans dans une prison d’Afrique du Sud n’a pas perdu son temps dans sa geôle : il a observé les détenus et les gardiens, il a lu, étudié, réfléchi et approfondi l’histoire de son pays. Cette longue retraite fermée a fait de lui un homme magnifique. Il se convaincra de cette vérité sur lui-même : « Tu es le maître de ton destin, tu es le capitaine de ton âme. » Mais, par-dessus tout, il comprendra que ce n’est pas par la force des armes, l’égoïsme et l’intérêt, la haine et la vengeance, qu’on unifie un pays fortement divisé, mais bien par le pardon et la réconciliation. Il saisit au vol, c’est le cas de le dire, cette occasion unique du championnat mondial de rugby pour non seulement motiver le capitaine de l’équipe nationale mais pour rassembler ce pays qui, aux yeux de plusieurs, était vraiment perdu. Et il réussira son pari.

Eastwood, comme d’habitude, a mis le paquet pour présenter le personnage de Mandela et aussi pour susciter chez les cinéphiles des sentiments qui frôlent parfois une certaine facilité. Mais, cela dit, il faut reconnaître le talent exceptionnel de ce grand réalisateur et producteur en même temps que souligner la » virtuosité » de Freeman et de Damon.

À voir par les amateurs de sport, bien sûr, mais surtout par ces personnes qui croient encore au courage et à la détermination qui habitent chez les humains quand on leur donne la chance ou qu’ils prennent la chance de s’exprimer.

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20 décembre 2009

Avatar

Encore tout chaud du succès de son Titanic, le Canadien James Cameron nous donne, comme cadeau de Noël, un film très différent, qui a coûté trois cents millions mais qui ne laissera personne indifférent.

L’histoire est assez simple. Des terriens, sous le commandement du brutal colonel Quatrich (Stephen Lang), veulent s’emparer d’un métal précieux et rare existant sur la planète Pandora. Cette planète est habitée par les Na’vis, des humanoïdes bleus de trois mètres de haut, vivant en parfaite harmonie avec la nature luxuriante qui les entoure. Afin de mieux les connaître pour mieux les vaincre, un marine paraplégique, Jake Sully (Sam Worthigton), accepte de se muter en Na’vi par la pensée et en se couchant dans une sorte de sarcophage : cette métamorphose est rendue possible grâce aux recherches du docteur Grace Augustine (Sigourney Weaver) qui mène depuis plusieurs années le projet Avatar. Avec le temps, Jake tombe amoureux de Neytri, une jeune femme qui l’initie progressivement aux coutumes de ces humanoïdes, si bien que ce dernier finit par devenir complice des Na’vis et à se poser en ennemi des terriens. Quand ces derniers attaqueront les Na’vis, il deviendra leur leader pour finalement affronter, avec Neytri, le redoutable colonel Quatrich.

On pourrait épiloguer longuement sur ce film qui marquera certainement l’histoire du cinéma. Voici quelques réflexions qui me sont venues en le visionnant.

D’abord, sur le plan technologique, c’est une prouesse extraordinaire. Surtout quand on le regarde dans sa version 3D. Certaines images sont si réelles qu’on croirait les toucher du doigt. Les effets spéciaux, vraiment spéciaux, sont produits de main de maître. Les images de ce paradis terrestre qu’est Pandora sont magnifiques. On se demande comment Cameron a pu produire ces humanoïdes filiformes et ces animaux fantastiques (oiseaux-phoenix, chevaux, prédateurs, etc.), comment il s’est organisé pour que ces géants chevauchent ces animaux plus grands que nature et qu’ils les engagent dans un combat mortel contre les hélicoptères et les chars d’assaut, les bombes et les missiles des terriens. Sur le plan visuel, ce film est un pur ravissement.

Ensuite, on ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec les conquistadores espagnols qui massacraient les tribus indigènes de l’Amérique du Sud pour voler leur or... et aussi des colonisateurs européens qui faisaient de même avec les peuples autochtones de chez nous pour s’emparer de leurs terres... et encore de certaines puissances actuelles qui attaquent d'autres pays pour leur pétrole...

Mais la véritable leçon du film est d’ordre écologique. Les terriens se moquent éperdument d’exterminer un peuple pacifique et de détruire leur environnement superbe. Ils sont mus exclusivement par des intérêts économiques. Au fond, le film repose sur une bataille entre l’écologie et l’économie. Et, curieusement, c’est l’amour entre Jake et Neytri qui viendra à bout de cette ambition démesurée et irraisonnable. Grande leçon pour nos dirigeants qui viennent de sortir de Copenhague et qui ont accouché d’un texte non chiffré et peu contraignant.

Cameron, qui a signé et le scénario et le réalisation, est une sorte de génie qui pose de bonnes questions à notre monde. Et même si l’histoire aurait pu être plus approfondie et si le film rapportera sans doute des centaines de millions, il mérite d’être vu pourvu qu’on accepte sa longueur (presque trois heures) et qu’on se laisse envoûter par ses images somptueuses, sa musique et l’amour de Jake et de Neytri.

Je signale enfin que, malgré le fait que je sois arrivé au cinéma seulement cinq minutes avant la projection, il y avait encore beaucoup de places libres dans la salle, ce qui m’a étonné. Peut-être est-ce dû au froid intense ou au magasinage des Fêtes ou encore au prix d’entrée régulier auquel il faut ajouter trois dollars pour les lunettes nécessaires au visionnement en 3D.

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20 novembre 2009

La donation

Ce dernier film de la trilogie de Bernard Émond sur les vertus théologales est, comme les deux premiers, bien fidèle à la pensée de l’auteur-réalisateur.

Une femme-médecin, Jeanne Dion (Élise Guilbault) quitte la métropole pour se rendre à Normétal dépanner le docteur Rainville qui veut prendre un congé d’un mois pour un voyage. Le docteur Dion est petit à petit amené à découvrir et à aimer ces gens qui ont souvent trimé et qui triment encore dur dans la vie. Elle est confrontée à la souffrance, à l’angoisse, à la maladie, à la mort de ses patients et aussi à la malice humaine. Ferme et attentive, compétente et proche des gens, elle se demande si elle ne finira pas par rester dans ce pays rude, à l’instar du docteur Rainville qui a finalement passé sa vie à Normétal.

Le film est comme le paysage de ce coin de pays : dépouillé, dénudé. Émond fait aussi bien parler les silences que les paroles. Et les jeux de physionomie de ses personnages dépeignent habilement ce qui se passe dans leur cœur. Cette histoire, profondément humaine, nous fait non seulement pénétrer dans l’univers médical mais surtout dans la richesse du cœur humain particulièrement quand il est éclairé par la foi : qu’est-ce qu’une vie humaine, quel est le sens d’une vie, comment le service humain quand il devient charité peut-il remplir une vie?

Il faut voir ce film qui nous fait du bien et nous rejoint au plus profond de nous-mêmes.

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28 août 2009

Le commando des bâtards

Quentin Tarantino est un vétéran de la pellicule (Pulp fiction). Il a du métier et il n’a pas de problème à construire une fiction à partir d’une tranche de l’histoire. Ce long film nous tient en haleine du commencement à la fin de sorte qu’on ne voit pas défiler les 153 minutes qu’il dure.

Nous sommes dans la France occupée durant la seconde guerre mondiale. La chasse aux Juifs par les nazis bat son plein. Un commando composé de huit Juifs américains, sous la direction du lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) a juré d’exterminer le plus de nazis possible et de rapporter leurs scalps à son chef. À vrai dire, ce commando ne fait pas dans la dentelle : il est déterminé tant dans ses objectifs que dans sa façon d’opérer. Et la violence, parfois brutale, est au rendez-vous.

Ce commando exaspère au plus haut point Hitler lui-même qui veut à tout prix s’en débarrasser. Il charge à cet effet le colonel Hans Landa (Christof Waltz) de cette opération de » nettoyage ». Ce colonel est réputé pour sa cruauté qui n’a d’égale que son cynisme. C’est ainsi qu’il fait abattre de sang-froid la famille Dreyfus qu’un paysan cache dans sa maison. Seule l’aînée, Shoshanna (Mélanie Laurent), réussit à lui échapper. Elle ouvre par la suite, sous un nom d’emprunt, un cinéma à Paris. Un officier allemand, succombant aux charmes de cette belle jeune fille, convainc Alfred Goebbels de faire la projection de son film de propagande nazie dans ce cinéma. Cette projection, planifiée par Goebbels, par Aldo et par Shoshanna, aura des conséquences terribles pour les uns et les autres.

Le film est brillamment présenté en cinq chapitres qui tissent peu à peu la trame de l’histoire imaginée par Tarantino. Quant aux comédiens, Pitt, Laurent et Waltz en particulier, ils sont tout simplement magnifiques. Au-delà du drame raconté, c’est le fond du cœur humain qui est projeté, cœur qui peut parfois se laisser aller aux pires vengeances, aux plus méchantes actions, comme à des actes de bravoure insoupçonnés.

Le film contient des scènes de violence, en paroles et en actes, presque insoutenables. Les cœurs tendres sont priés de s’abstenir. Cela dit, Tarantino donne, une fois de plus, toute la mesure de son talent de réalisateur et scénariste.

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21 juin 2009

J’ai tué ma mère

On a dit beaucoup de bien de ce film et de son réalisateur-scénariste-acteur et producteur. Le jeune Xavier Dolan, 20 ans, a reçu pas moins de trois prix prestigieux pour son film au nom moins prestigieux Festival de Cannes dernier. Ce qui n’est pas peu dire.
Hubert est un adolescent de 16 ans (Dolan). Il est en Secondaire IV. Il vit seul avec sa mère (Anne Dorval), séparée de son mari depuis des années. En pleine crise d’adolescence, Hubert s’engueule régulièrement avec sa mère. Il pique des crises et fait de belles colères. En fait, les deux s’aiment mais d’un amour qui griffe l’un et l’autre. Ils ont des personnalités incompatibles et la communication est fort laborieuse entre eux. Au point que le jeune ado décide d’aller vivre chez son ami Antonin qui est aussi son amant. Devant la situation de crise qui se développe, ses parents, réunis pour l’occasion, décident d’envoyer leur fils dans un pensionnat dans la région de Magog. Ce sera une expérience désastreuse, si bien que le jeune fera une fugue. La scène de la conversation téléphonique entre le directeur du pensionnat et la mère d’Hubert vaut à elle seule le film.
Cette histoire, qu’on dit se dérouler sur un fond autobiographique, décrit bien, jusqu’à l’exaspération et peut-être l’exagération, ce qui se produit bien souvent entre les parents (ici la mère) et leur enfant devenu adolescent : crise d’indépendance, recherche d’autonomie, recherche de soi tout court, incommunicabilité, brisure des générations, etc.
Xavier Dolan a été qualifié de génie tant dans la fabrication du film (écriture, réalisation, etc.) que dans son rôle de grand ado, joue effectivement merveilleusement bien. Il ira loin ce jeune. Quant à Anne Dorval, elle joue de façon sublime. Il faut également souligner la musique qui accompagne et soutient la démarche du film, musique qui à certains moments s’apparente à celle du très beau film In the Mood for Love (Hong Kong).
Le film mérite d’être vu par tous ceux qui s’intéressent aux relations mère-adolescent, même si les crises du jeune Hubert ne sont pas celles de tous les adolescents heureusement. Le langage est parfois vulgaire et certaines scènes homosexuelles de même que certaines colères d’Hubert font qu’il est à déconseiller pour les enfants.

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